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THIERRY MACHUEL

Kemuri (Fumées) 

Sur des textes en japonais d’Issa et Takuboku 
pour chœur d’enfants, ténor solo, accordéon et gongs chromatiques


RESSOURCES

Kemuri
(extraits au programme)

SUIVI DE PARTITION

Présentation de T. Machuel Présentation Kemuri

Kemuri 1 à 8 Kemuri 1-8

Kemuri 9 à 13 AU PROGRAMME : n°10 à 13 (de 0’53 à la fin) Kemuri 9-13

Kemuri 14 à 16 AU PROGRAMME : n° 14 à 14bis (du début à 0’59) Kemuri 14-16

Kemuri 17 Kemuri 17

Kemuri 18 à 21 Kemuri 18-21

Kemuri 22 à 24 Kemuri 22-24

Textes :

1 – Pluie de printemps
une souris lapant l’eau
fleuve Sumida
2 – Un calme parfait –
fumée du mont Asama
lune de midi
3 – Ah ! le papillon
volant comme si le monde
n’avait aucun but
4 – À l’ombre des fleurs
même un parfait étranger
ne l’est déjà plus
5 – Chemin de Shinano –
la montagne un vrai fardeau
ah! quelle chaleur
6 – Une brise fraîche
ondoyant et tournoyant
est enfin venue
7 – Pluie de pétales 
on aimerait boire l’eau
des brumes lointaines!
8 – J’étais parti chasser les lucioles
au bord de la rivière
on m’a conduit sur les sentiers de montagne
9 – Comme cerf-volant au fil coupé
l’allégresse de mes jeunes années
s’en est allée au vent
10 – Sois donc rassuré –
les fleurs aussi qui voltigent
prennent ce chemin
11 – Les rêves de ma femme
n’étaient autrefois que de musique
aujourd’hui elle ne chante plus
12 – Pas chose facile
d’être né homme ici-bas
crépuscule d’automne
13 – Une fois encore si j’entendais cette voix
totalement alors
ma poitrine s’allégerait
14 – Tellement amaigri
ton corps ne semble plus
qu’un bloc de révolte

15 – L’enfant sur le dos elle m’accompagnait
dans la gare des bourrasques de neige s’engouffraient
-le regard de ma femme
16 – Le croissant de lune –
comme courbé par le froid
tellement intense
17 – Je songe aux paroles quand je serai parti
triste le départ en voyage
comme d’aller à la mort
18 – Ces paroles précieuses
que je n’ai jamais dites
restent dans ma poitrine
19 – Ce matin sans doute
une feuille solitaire
tombée en silence
20 – Descendu à la gare au bout de la ligne
la neige brillait
je me suis avancé dans une ville désolée
21 – À chaque inspiration
mes narines se glacent
je voulais tant respirer l’air froid
22 – Dans la baie sans vagues en février
peint en blanc
un navire étranger s’avançait doucement
23 – Maladroitement
la neige sur l’ermitage
fond goutte après goutte
24 – Ce monde de rosée
est un monde de rosée
pourtant et pourtant

Le Shô :

Le théâtre japonais Kabuki :

ANALYSE EN VIDÉO